Le syndrome de Stendhal

Peut on mourir d’Art ?

Vous tous qui êtes amoureux de l’Italie, avez-vous déjà été frappés par le syndrome de Stendhal (tachycardie, vertiges, suffocations voire hallucinations chez certains individus hypersensibles exposés à une abondance de chefs-d’œuvre) ?
Stendhal raconte l’extase qu’il a ressentie, lors de son voyage en Italie en 1817,à l’étape de Florence.

Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. (Stendhal)

Ce syndrome, je l’ai ressenti pour la première fois lors de mon voyage à Florence en 2006. Nous visitions la Galerie des Offices – l’un des plus beaux musées d’Italie et peut-être du monde – où après avoir vu tant de merveilles nous sommes entrés dans la salle consacrée à Botticelli.

Dans cette salle, deux immenses tableaux, très connus :

Botticelli-primavera
Sandro Botticelli – Primavera
Sandro_Botticelli__La_nascita_di_Venere
Sandro Botticelli – La nascita di Venere

Quel contraste avec les madones et autres tableaux religieux que nous avions admirés jusqu’à présent. J’ai été frappée, comme anéantie devant la force de ces chefs-d’œuvre, c’était le passage de l’ombre à la lumière !

Bien sûr, je connaissais Botticelli, j’avais vu des reproductions de ses œuvres dans des livres d’art, mais rien de comparable avec ce qui s’offrait à mes yeux ce jour-là, accélérait les battements de mon cœur, me coupait le souffle et les jambes… la beauté du personnage féminin : la “Sans Pareille” ou la « Belle Simonetta« , dont je vous raconterai peut-être l’histoire une autre fois…

Pour en voir plus : La Galerie des Offices – De Giotto à Botticelli 

Publicités

13 commentaires

  1. Très intéressant ce que tu viens de dire. Toutefois, la peinture me laisse de marbre. Aucune palpitation, aucun voyage ou rêve éveillé … sauf une fois. Contre toute attente, en visitant le musée d’art moderne de Lille, je suis tombée nez à nez avec une toile que j’avais déjà vue dans les livres. Ce n’est pas une toile que j’accrocherai chez moi. Mais en un instant, tous les personnages de ce tableau se sont mis à grouiller dans tous les sens.

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai moi même ressenti ce syndrome en voyant une pièce d’un metteur en scène allemand : Ostermeier qui a monté Richard 3 de Shakespeare. Je n’aime pas d’ordinaire le théâtre classique, mais là j’ai été sous le choc, tétanisée, bouche ouverte sur les trois heures du spectacle ! Je comprends bien ton ressenti

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s